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À propos

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La forme des étriers reflète l’importance du tir à l’arc associé au cavalier. À partir de la période de Heian (794-1185), la partie supportant le pied s’allonge. Elle se termine par un cale-pied à l’avant. Cette forme permet au guerrier de se tenir debout plus aisément pour manier un arc. Ces deux paires d’étriers présentent une forme particulière : les côtés sont ouverts pour éviter que le pied du cavalier ne reste bloqué dans l’étrier s’il chute de son cheval. Les abumi ont également la particularité d’être asymétriques. Afin d’adapter au mieux la forme du harnachement aux montures, les forgerons ont désaxé les boucles qui permettaient de fixer les étriers aux étrivières afin qu’elles ne blessent pas les chevaux.


Ces deux paires d’étriers sont rehaussés d’un riche décor couvrant, exécuté grâce à deux techniques. Pour la paire conservée au musée Bertrand, des losanges en forme de fleurs à quatre pétales (hanabishi) se déploient sur toute la surface. Ce motif chinois se développe durant la période d’Edo (1603-1868). La paire d’abumi conservée au musée des Beaux-Arts et d’Histoire naturelle de Châteaudun propose un programme décoratif plus délié : de fines tiges et plaques de métal doré sont incrustées dans l’étrier et s’enroulent en motif végétal autour de blasons ornementaux. Ces quatre objets d’apparat témoignent du raffinement et de la richesse de leurs propriétaires. Ils pouvaient servir l’image du samouraï à l’occasion des processions de daimyo qui voyageaient vers la capitale.


Paire d’étriers (abumi), XVIIIe – XIXe siècles. Bois, fer, laque noire et dorée. Châteauroux, musée Bertrand, inv. 1035-1036.


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