top of page

Museumsausstellungen

Café avec des plantes

Papiers et papier

jeudi 4 avril 2024

dimanche 29 septembre 2024

Zum Download:  

Pour sa troisième participation aux Journées Européennes des Métiers d’Art, du 02 au 07 avril, l’Atelier-Musée de l’Imprimerie, à Malesherbes, a choisi de mettre à l’honneur le papier, ses artisans et ses artistes. À cette occasion, les publics découvriront deux nouvelles expositions à partir du jeudi 04 avril 2024 : Kami no keshiki, paysages de papier, œuvres des papetiers et plasticiens Miki Nakamura et Jean-Michel Letellier et A piece of paper, d’après les travaux de l’artiste et activiste du papier Drew Matott.


Le papier est « l’éphémère et l’impermanence, le sens et l’insignifiance, le précieux et le jetable, la mémoire et l’oubli ». Il n’est ni support, ni surface... il est mystère. Souple, indompté, fragile, étonnamment robuste, surprenant... le

matériau papier habille l’espace, parfois discrètement, parfois pleinement.

Jean-Michel Letellier et Miki Nakamura, artistes plasticiens, ont choisi ce matériau comme source de leur art et de leurs créations.

Jean-Michel Letellier fabrique et entremêle les fibres réduites en pâte, dessine avec elles, revisite l’espace de la page, faisant frissonner la matière. Au fil du temps et de ses voyages, il développe sa propre technique de fabrication du papier. Il crée de grands papiers, jusqu’à trois mètres cinquante de long, sur des écrans de sérigraphie à maille fine, puis, tandis que la feuille s’égoutte lentement, il appose et superpose la matière, stratifie et enchâsse.

Naissent alors de véritables paysages de papier, entrainant les spectateurs dans un voyage imaginaire de montagnes enneigées, de nuages cotonneux et de motifs graphiques et épurés qui interpellent tant

par leur matérialité que par leur sensorialité.

Une passion pour la matière et le matériau papier qu’il partage avec Miki Nakamura. Les deux artistes se sont rencontrés sur l’île japonaise de Shikoku, dans le célèbre atelier Awagami Factory, réputé pour sa fabrication traditionnelle du papier, le washi. Les qualités prêtées au washi se retrouvent dans l’origine même du mot : « Wa », synonyme d’harmonie et de paix, « Shi », homonyme du mot divinité.

Miki Nakamura cuit, blanchit, étire le liber (fibre)... puis recompose, moule et forme cette matière végétale. Patiemment, elle détache et entremêle, façonne et sculpte la fibre, fait surgir des ombres et dessine des dentelles d’une grande finesse... Les créations de Miki Nakamura, originaire d’Hiroshima, offrent une représentation lyrique d’un monde de cendres d’où surgit le vivant : fleurs, papillons, petits animaux marins... véritable ode à la nature.

Dans cette nouvelle exposition, Miki Nakamura nous offre son interprétation d’une étonnante histoire, celle du « gyotaku ». Les pêcheurs japonais, afin d’immortaliser leurs prises et de détenir une preuve de leurs exploits, recouvraient le poisson d’encre avant de l’appliquer sur un papier fin, de le frotter avec la main pour obtenir une empreinte pouvant être réhaussée de couleurs.

Kami no Keshiki, paysages de papier, une exposition qui propose de découvrir le papier autrement, à partir des œuvres de Miki Nakamura et Jean-Michel Letellier et qui invite, incontestablement, à la rêverie, à la contemplation et à la méditation...



bottom of page