top of page

Résultats de recherche

Buscar en este sitio

Se encontraron 52 resultados sin ingresar un término de búsqueda

  • Les collections asiatiques ré... (Item) | Musées en Centre-Val de Loire

    Les oeuvres L'étude des collections : genèse du projet. Le projet Asie en région Centre-Val de Loire plonge ses racines dans l'étude des collections extrême-orientales des musées du réseau entre 2021 et 2023, menée par Estelle Brun (spécialité histoire des arts de l'Asie du Nord-Est) et Mathilde Rétif (spécialité histoire des arts du Japon). Ce long travail réaffirme les missions des musées sur les territoires : la recherche, la conservation et la transmission. Télécharger le bilan de l’étude des collections de l’Association des Musées Centre Val de Loire Plongez dans les collections asiatiques une oeuvre chaque semaine Okimono, représentant une maiko tenant une lanterne et accompagnée d’un chien Gyokuzan (XIXe-XXe siècle), ivoire sculpté, Orléans, Musée d’Histoire et d’Archéologie, inv. 2000.2.141 Japon Notice complète Ensemble de beautés, 1855, gravure sur bois, impression en couleur sur papier japonais Kuniteru UTAGAWA (vers 1818-1860), Orléans, Hôtel Cabu - musée d’Histoire et d’Archéologie, inv. 2016.0.4174 Japon Notice complète Nom du service artiste pays Notice complète Nom du service artiste pays Notice complète Okimono, représentant une maiko tenant une lanterne et accompagnée d’un chien Gyokuzan (XIXe-XXe siècle), ivoire sculpté, Orléans, Musée d’Histoire et d’Archéologie, inv. 2000.2.141 Les okimono (objet ornemental) sont des éléments employés pour décorer des autels domestiques ou des alcôves. La taille et la matière de ces objets varient (bois, ivoire, navre, pierre) ; leurs formes puisent leur inspiration dans la nature, le quotidien ou mythes et légendes. A partir de la période Meiji (1868-1912) la production est majoritairement réalisée en ivoire et à destination du marché européen. Au cours de la période Edo (1603-1868), les mon sont utilisés par toutes les classes de la société pour identifier un clan, une famille. Les geisha , les maiko , les courtisanes ou les prostituées utilisent également des mon qui font référence aux maisons auxquelles elles appartiennent. Le Mitsudamae est l’un des symboles les plus anciens, mais il est également hautement décoratif et protecteur. Plusieurs okimono de Gyokuzan sont conservés dans les collections de l'Hôtel Cabu - Musée d’Histoire et d'Archéologie d’Orléans, mais celui-ci se distingue par sa taille et le traitement de la silhouette, en S, caractéristique de la représentation des femmes dans le mouvement ukiyo-e . La jeune femme est coiffée d’un chignon agrémenté d’un peigne et de deux kanzashi (épingles décoratives). Ce nombre indique le grade de la maiko , qui arrive ici au bout de son apprentissage. Elle porte un hikizuri , un kimono à ourlet et longues manches. Le motif couvre l’épaule et se prolonge sur tout le bas du vêtement. Cette oeuvre sera présentée lors de l'exposition L'Ombre et la Grâce. Souvenirs du Monde Flottant, qui se tiendra du 20 septembre au 9 mars à l'Hôtel Cabu d'Orléans. Ensemble de beautés, 1855, gravure sur bois, impression en couleur sur papier japonais Kuniteru UTAGAWA (vers 1818-1860), Orléans, Hôtel Cabu - musée d’Histoire et d’Archéologie, inv. 2016.0.4174 Utagawa Kuniteru appartient à la dernière génération représentant l’ukiyo-e. Une partie de ces oeuvres est d’ailleurs sélectionnée pour être présentée à l’Exposition universelle de Paris, en 1867, première participation du Japon. Il fait partie de l’école artistique Utagawa, prédominante pour les bijin-ga (peintures de beautés). Dans le coin inférieur, encadré en jaune, nous pouvons distinguer deux signatures “Kuniteru sha” et “Kunihiko ga”. Les deux ovales blancs autour portent la marque aratame (examiné/approuvé) et l’année d’édition (ici “année du lièvre, 12e mois”). L’artiste passe du nom Kuniteru à Kunihiko à partir de 1855 ; actif jusqu’au milieu des années 1860, la seule année correspondant à l’année du lièvre est 1855; ce jeu de déduction nous permet de connaître la date de l’oeuvre. Le caractère à l’encre noire désigne l’éditeur : Ôtaya Takichi. Ces deux estampes ont été conçues pour fonctionner ensemble. Il est probable qu’une troisième venait compléter l’ensemble. Le cartouche rouge en haut, à droite, indique le titre de la suite : Bijin soroi/ 美人揃 (Ensemble de beautés). Les cinq personnages évoluent dans une intérieur traditionnel japonais. Sur l’estampe du haut, la séparation entre l’intérieur et la balustrade se fait à l’aide d’une cloison mobile appelée shôji (panneau de bois surmonté d’une partie en papier washi montée sur une trame de bois. Sur l’estampe du bas portant un décors bleu et une bande représentant un canard mandarin, nous voyons un byobu (paravent), utilisés pour moduler les espaces dans les intérieurs traditionnels. Les deux estampes immortalisent une scène du quotidien dans le quartier de Yoshiwara. A droite, une courtisane termine de se préparer en ajustant un kanzashi (épingle à cheveux). Elle tient dans sa bouche un papier replié, renforçant l’impression d’un instant pris dans l’effervescence du moment. Elle est accompagnée d’une kamuro (apprentie) qui l’observe et a rapproché une lampe. Ce rôle social est très codifié et est endossé par certaines petites filles entre 5 et 12ans. Elle reçoit une éducation élitiste afin de devenir à son tour une courtisane de haut rang. Sur l’estampe du haut, une courtisane (reconnaissable grâce à la ceinture que l’on devine noué devant) porte un plateau et deux récipients en porcelaines, contenant certainement des mets. Deux enfants jouent et grimacent autour d’elle. Le quartier de Yoshiwara n’était pas seulement un lieu de prostitution. Il abritait des familles d’artisans et de commerçants. Les deux personnages dans l’estampe de gauche sont certainement des enfants d’une de ces familles et aident leur parents dans leur travail (ici, un restaurant). Cette oeuvre sera présentée lors de l'exposition L'Ombre et la Grâce. Souvenirs du Monde Flottant, qui se tiendra du 20 septembre au 9 mars à l'Hôtel Cabu d'Orléans. Vase au décor “mille-fleurs” XIXe siècle, porcelaine, émaux opaques, émaux translucides et or sur couverteLithographie Dynastie Qing (1644-1912), marque apocryphe du règne de Qianlong (règne de 1735 à 1796), Blois, Château royal, inv. 39.5.313 Ce vase est réalisée en porcelaine et est recouvert d’une glaçure blanche opaque. Après une première cuisson dite “de grand feux” (1350°C), des émaux semi-opaques sont apposées. Les décors à l’émail est une technique minutieuse car chaque émail doit recevoir sa propre cuisson (dite “à feu de moufle”, entre 750°C et 800°C). La technique des émaux semi-opaques dits de « famille rose » est mise au point sous le règne de Yongzheng (1723-1735). Cette innovation est obtenue grâce à l’invention d’un émail blanc à base d’arsenic qui, mélangé aux émaux colorés, permet de réaliser des dégradés et des teintes pastel. L’émail rose est également mis au point à ce moment-là à partir de sels d’or, procédé technique importé d’Occident par les Jésuites entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Il présente une forme fortement épaulée se terminant par un col relativement étroit et une panse légèrement aplatie. Sans doute était-il surmonté d’un couvercle à l’origine. Il est couvert d’un décor tapissant de fleurs d’essences très diverses (lys, pivoines, asters, chrysanthèmes, etc.) qui apparaissent en volume léger dans des tons pastels, donnant ainsi l’impression d’un brocart. L’intérieur et la base sont couverts d’émail turquoise et la lèvre est cerclée d’or. Sous la base se trouve un nianzhi (年制, marque de ) apocryphe du règne de l’empereur Qianlong (1735-1796) en sigillaire appliquée sur l’émail turquoise au rouge de fer sous couverte. La marque présente une légère variation par rapport aux nianzhi authentiques. Elle permet de donner de la valeur à la pièce et de revendiquer l’inspiration d’un modèle de porcelaine apparu à cette époque. Le thème dit bai hua (百花, mille fleurs) correspond à une représentation de centaines de fleurs de toutes saisons : pivoines, hibiscus, roses, camélias, lotus, etc. Ce thème est un hommage à la Chine, qui se définit elle-même comme le Huaguo (花國, pays des fleurs). C’est également un décor auspicieux, chaque fleur ayant une signification bénéfique qui s’ajoute aux autres. Par exemple, la pivoine, considérée comme la reine des fleurs, évoque le printemps, la noblesse et l’opulence. Ce décor apparaît sous le règne de l’empereur Qianlong et incarne le perfectionnement des techniques de la céramique au XVIIIe siècle en Chine. A l’origine, le décor « mille fleurs » est un véritable tour de force technique, associant à la fois des motifs réalisés au pinceau et des parties sur lesquelles l’émail est soufflé à travers un tube de bambou fermé d’une gaze fine, donnant ainsi à la couleur un aspect poudré et aérien. Pour cuire les différents types d’émaux, il a fallu plusieurs passages de la pièce en feu de moufle, à basse température. L’émail rose est obtenu à partir de chlorure d’or, le jaune d’antimoniate de fer, le vert d’oxyde de cuivre et le rouge-orangé à partir du fer. Chaque pigment minéral est ajouté à un mélange de plomb et de silice pour obtenir les émaux. Ce vase semble être une imitation ou plutôt un hommage aux pièces prestigieuses du règne de Qianlong. Bien que le décor soit exécuté avec virtuosité, il est daté du XIXe siècle et s’inspire d’une production prestigieuse plus ancienne. Série Cartes du Genji de Dame Murasaki 1857, gravure sur bois, impression en couleur, papier japonais UTAGAWA Kunisada II (1823-1880), Chartres, musée des Beaux-Arts, inv. 2022.0.GR.10 La série des Cartes du Genji de Dame Murasaki est une suite de 54 estampes numérotées. Chacune représente un chapitre de roman fleuve incontournable de la litterature japonaise. Cette oeuvre est rédigée entre 1005 et 1011 par MURASAKI Shikibu (v. 973-v. 1020), une dame de cour. À l’instar d’une grande partie des livres écrit à la cour de Heian (actuelle Kyōtō), ce dernier est rédigé en kana, l'écriture phonétique japonaise. En effet, la période Heian (794-1185) est marquée par une rupture diplomatique avec la Chine et une distanciation culturelle et artistique. La période est marquée par l’émergence des kana ; si éemploi du sinogrammes reste fréquent, les kaba permettent l’émergence dnube littérature proprement japonaise dans le milieu aristocratique. Le Genji monogatari (Dit du Genji) est l’un des principaux exemples. Il relate l´histoire du prince Genji,un fils d’empereur qui ne peut prétendre au trône. La fresque poétique suit l’évolution de nombreux personnages sur trois générations, notamment aux amours du prince Genji. Ce récit inspire de nombreux artistes, à toutes les époques. Le Divan japonais 1892, Lithographie Henri de Toulouse Lautrec (1864-1901), Le Divan japonais,1892, Lithographie, 80 x 62 cm Issoudun, musée de l’Hospice Saint-Roch, inv. inv. 2011.1.17 © Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch Cette affiche, réalisée pour Le Divan Japonais à Paris, célèbre une salle de spectacle réputée pour son décor inspiré du Japon : masques, paravents, lanternes, parasols et éventails y contribuent pleinement. Le lieu, fréquenté par une clientèle bohème et artistique, illustre l’effervescente de Paris à la fin du XIXe siècle. Commandée par Edouard Fournier (directeur de la salle) comme outil publicitaire, l’affiche dépasse largement ce rôle pour devenir une œuvre à part entière, symbole de la modernité de Toulouse-Lautrec. La composition met en avant deux figures emblématiques de la scène montmartroise. La danseuse Jane Avril, assise au premier plan, est vêtue avec beaucoup d’élégance. Dans le quart supérieur gauche, la cantatrice Yvette Guilbert est reconnaissable à ses longs gants noirs, malgré le cadrage qui ne laisse pas de place à son visage. Les tons bruns très estompés et les rehauts de jaunes qui se concentrent pour souligner certains points de la salle de spectacle, plongeant le spectateur dans l’ambiance animée et musicale de la vie parisienne. Toulouse-Lautrec rompt avec les conventions de l’affiche publicitaire en proposant un cadrage audacieux. La perspective oblique rappelle certaines compositions des maîtres japonais. Les aplats de couleurs, l’absence de modelé, le cerne épais des contours témoignent de l’influence de l’estampe japonaise sur l’artiste, qui s’approprie ces codes pour proposer un graphisme résolument moderne. Abumiguchi Fin du XVIIIe siècle - 1ere moitié du XIXe siècle Gravure sur bois, impression en couleur sur papier japonais Hokusai Katsushika (1760-1849), Châteaudun, musée des Beaux-Arts et d’Histoire naturelle, inv. 2007.0.1.239 © Estelle Brun Un nouveau genre littéraire prend son essor au même moment que l’ukiyo-e : il s’agit du kaidan, la littérature de fantômes et de créatures fantastiques. Parmi les premiers jalons de cette littérature figure l’Otogi bōko, rédigé par Asai Ryōi (1612-1691) en 1666, année où il publie également l’Ukiyo-monogatari. Avec le développement de l’estampe, les histoires sont accompagnées d’illustrations. Ces ouvrages, appelés des e-hon, inspirent les artistes. Toriyama Sekien (1712-1788) consacre la fin de sa carrière à la compilation des figures surnaturelles, les yōkai, tirées du folklore. Il publie l’ensemble des créatures fantastiques recensées, plus de deux cents, issues de différents bestiaires. Il crée ainsi une véritable encyclopédie visuelle qui inspire encore les artistes de nos jours. L’Abumiguchi est tiré d’un yōkai au registre plus élégiaque. À l’instar des esprits-renard, l’abumiguchi naît d’un objet ou d’un animal errant depuis 99 ans. L’objet en question ici est un abumi, un étrier, qui aurait été abandonné par un guerrier mort. Après avoir attendu un siècle que son maître vienne le chercher, en vain, l’objet se transforme en Abumiguchi et erre de façon mélancolique. Ce petit monstre se reconnaît par sa forme sphérique recouverte de poils et la bouche en forme d’étrier. Hone Onna 4e quart du XVIIIe siècle, encre et couleur sur papier japonais Sangaku (dates inconnus), Loches, Musée Lansyer, OA.COLL.1893.123 La Hone Onna (littéralement “Femme squelette”) est un monstre tiré du folklore japonais. Il s’agit d’une belle courtisane qui, après la mort, revient sous un aspect cadavérique pour assouvir son désir. Son histoire se fige avec l’essor de la culture urbaine et son goût pour les récits fantastiques. Elle illustre la tension profonde autour de la figure féminine portée par le syncrétisme entre le bouddhisme, le confucianisme et la culture populaire japonaise à cette époque. Revenante désirée à la beauté illusoire, elle aspire l’énergie vitale de ses victimes. Maudite, coincée entre vie et mort par excès de luxure, elle ne pourra jamais atteindre l’Eveil permis grâce au cycle des réincarnations. Ce yôkai (monstre) apparait dans deuxième volume du bestiaire surnaturel Cent démons du présent et du passé illustrés, rédigé en 1779 par Toriyama Sekien. Ce dernier est une figure incontournable de l’art des yôkai. Il dédie près de dix ans à publier douze recueils dédiés à ces créatures surnaturelles et chaque texte est accompagné d’une illustration, ce qui apporte une base considérable dans le développement de la peinture de fantôme qui se développe au cours de la période Edo (1603-1868). En effet, ces kaidan (récits surnaturels) sont largement plébiscités par les citadins. Une tradition voit le jour, le Hyakumonogatari kaidankai (Veillée des cent histoires de fantômes) : au cours d’une réception, 100 bougies étaient allumées. Chaque participant raconte une histoire fantastique et éteint une bougie. Une restauration exceptionnelle Cette oeuvre a bénéficié d’une restauration exceptionnelle pour pouvoir être présentée dans l’expositon L’Ombre et la Grâce. Souvenir du Monde flottant. Un bel exemple de collaboration et d’entre-aide des musées du réseau MCVL. Les élèves de la spécialité Cinéma du Lycée Pothier ont filmé les différentes étapes de ce processus minutieux. Nous les remercions pour leur travail. A découvrir dans l'exposition L'Ombre et la Grâce mais aussi ci-dessous : Les coulisses de la restauration Le Vieux conte du moineau à la langue coupée Gravure sur bois, impression en couleur sur papier japonais, 1864 - 37,4 x 25,3 cm (par feuille) Utagawa Yoshimori, (1830-1885), Orléans, Hôtel Cabu - musée d’Histoire et d’Archéologie, inv. 2016.0.4177, inv. 2016.0.4164 et inv. 2016.0.4173 Dans ce conte traditionnel, un homme âgé et très humble recueille un moineau blessé et le soigne. Durant son absence, le moineau se rend chez sa voisine et picore des graines. Cette dernière lui coupe la langue par cruauté. Apeuré, le moineau s’enfuit. Le vieillard part à sa recherche et le réconforte. Pour le remercier, le moineau fantastique lui propose de choisir une boite parmi trois qu’il lui propose. L’homme porte son choix sur la plus petite et rentre chez lui en recevant l’ordre de ne l’ouvrir qu’à son retour. Une fois arrivé, il soulève le couvercle et découvre de nombreuses richesses. Jalouse et intéressée, la voisine retrouve le moineau et lui présente ses excuses. L’oiseau lui pardonne et lui propose le même choix qu’au vieillard. Sa préférence se porte alors sur la plus grosse boîte. Pour la punir de sa cruauté et de son avidité, une nuée de démons s’échappent du coffre au moment où elle l’ouvre et la dévorent. Moralité : ne pas être impitoyable ou avide. Utagawa Yoshitora est un artiste dont la carrière s’étend sur la fin de l’époque Edo et le début de la période Meiji. Issu de la dernière génération de l’incontournable école artistique Utagawa, maître de l’ukiyo-e, il a également été le disciple d’Utagawa Kuniyoshi (cat.10 et cat.30). Comme son maître, il propose une composition dynamique. L’expression de la vieille femme est caricaturale et grotesque. Le sujet, populaire et fantastique, s’inscrit dans la continuité de la production artistique de son maître qui a largement traité le surnaturel dans ses estampes. Lac Suwa dans la province de Shinano série Trente-six vues du Mont Fuji 1831-1833, Gravure sur Bois Katsushika Hokusai (1760-1849) Gravure sur bois, impression en couleur sur papier japonais 29 x 42 cm Châteaudun, musée des Beaux-Arts et d’Histoire naturelle, inv. 86.MWO.2.2 © Estelle Brun La série des Trente-six vues du Mont Fuji, composée de quarante-six planches, est l’une des suites les plus emblématiques de Hokusai. L’artiste choisit pour sujet un symbole majeur du Japon : le mont Fuji, qu’il représente depuis divers points de vue, au fil des saisons et sous des conditions météorologiques variées. La montagne sacrée n’apparait pourtant pas toujours de manière évidente dans la composition, comme c’est le cas sur ce tirage : le Mont Fuji est repoussé dans le lointain. Le Lac Suwa est un point incontournable du Kisokaidō, l’une des cinq grandes routes construites durant la période Edo et qui relie Edo (Tōkyō) à Heian (Kyōto). Cette estampe permet d’apprécier la maîtrise de la perspective linéaire introduite par les rangaku (études hollandaises). Hokusai est l’un des premiers artistes à employer cet outil de structuration de l’espace. La tradition picturale japonaise se construit sur le modèle de la peinture chinoise, qui organise l’espace en différent plan et matérialise la distance par la réduction des formes, ou l’emploi du vide pour exprimer la profondeur. L’utilisation du bleu de Prusse, récemment importé au Japon, est également caractéristique de la série et de cette estampe en particulier : les premiers tirages ont été imprimés uniquement en bleu et les autres couleurs ne sont apparues que dans les éditions ultérieures. À travers cette série, Hokusai déploie une sensibilité décorative affirmée, qui s’exprime tantôt par une géométrisation des formes, tantôt par une minutie ornementale singulière. La série des Trente-six vues du Mont Fuji par Hokusai confronte également l’homme, toujours minuscule, face à la nature. Largement plébiscitée en France par les collectionneurs, elle marque profondément les artistes par ses audaces stylistiques et l’art de décliner un même sujet au fil du temps. Pêcheur aux cormorans (ukai) , okimono 2e moitié du XIXe siècle, ivoire sculpté, 87,5 x 31 x 27 cm Artisan japonais anonyme, Chartres, musée des Beaux-Arts de Chartres, inv. 59.6.13 Les okimono sont des objets ornementaux qui connaissent un fort développement durant la période d’Edo (1603-1868). Ces éléments sont réalisés en bois, en ivoire ou en céramique. Le développement de la classe bourgeoise, en particulier dans les villes, voit l’émergence de nouveaux commanditaires. Les marchands aisés décorent leurs maisons avec des représentations du répertoire folklorique, des divertissements urbains ou encore du monde sauvage. La période d’Edo voit également le développement des représentations de la vie quotidienne et des classes sociales moins élevées. La pêche est un pilier essentiel dans l’économie et l’alimentation de ce pays insulaire. Le quartier de Nihonbashi à Edo centralise le commerce des poissons et des fruits de mer dans la capitale. Une fois séchés ou salés, ces produits pouvaient être redistribués dans les autres régions plus éloignées des côtes. Les pêcheurs et les marchands se fédéraient en guilde pour structurer et fluidifier le commerce. L’ukai (pêche aux cormorans) est traditionnelle au Japon et est attestée depuis le VIIIe siècle. Une ficelle est attachée autour du cou de l’oiseau, suffisamment lâche pour lui permettre d’avaler de petits poissons. Le pêcheur tire sur la corde pour empêcher le cormoran d’avaler les grosses prises, sans pour autant gêner la respiration de l’animal. Un pêcheur expérimenté pouvait manipuler plusieurs cormorans en même temps. L’activité est liée à l’été dans les calendriers saisonniers. Pratiquée davantage dans les régions de Gifu, Uji et Nagoya (île de Honshû, Japon), cette pêche constituait une attraction touristique pour les voyageurs. Kagami (miroir à main), Japon, période Edo, vers 1800 bronze et bambou Musée Girodet, inv. 937.109 Fabriqué vers 1800, en pleine période Edo (1603-1868), ce miroir (« kagami » en japonais) se compose d’une forme circulaire associée à un manche ficelé de bambou, pour être facilement pris en main. Mais tandis que les miroirs occidentaux sont constitués d’un mélange d’étain et de mercure sous une vitre de verre, depuis les innovations techniques du XVIe siècle, le miroir japonais, lui, est un objet en bronze : son revers était régulièrement poli pour ne pas perdre son éclat et sa surface légèrement convexe pour refléter une image nette et un peu plus petite que dans la réalité. L’autre face est toujours ornée de motifs en relief qui varient selon l’époque et la destination du miroir. Celui du musée Girodet présente un riche répertoire traditionnel associé à la chance, au bonheur et à la longévité, tels que la grue, la tortue, le pin, le bambou, les vagues et la montagne. Les caractères en Kanji, quant à eux, signifient « Takasago », du nom d’une ville de la préfecture de Hyogo, qui rassemble ces éléments de bon augure et qui a inspiré au dramaturge Zeami Motokiyo (1363-1443) une pièce de théâtre No éponyme, qui eut beaucoup de succès, plus tard, à l’époque Edo. Dans la mesure où cette pièce rapporte l’histoire d’un couple heureusement marié depuis de longues années, ces Kanji étaient particulièrement fréquents sur ce type de miroirs, habituellement compris dans le trousseau des jeunes mariées de cette époque. Symbole d’honnêteté et de vérité, le miroir japonais, comme son illustre ancêtre chinois, jouait d’abord un rôle politique et faisait partie des attributs du pouvoir. Ce n’est que dans un second temps qu’il a été associé à la beauté féminine et employé à des fins fonctionnelles et intimes, dans le cadre de la toilette. Même alors, le miroir demeurait un objet prestigieux auquel n’avaient pas accès toutes les couches de la société. Nombreux étaient ceux qui se contentaient de la surface de l’eau pour avoir un aperçu de leur reflet, aussi incomplet que fugace… Masque de théâtre kyōgen représentant un vieillard (type okina) Japon, fin époque Edo (1603-1868) ou période Meiji (1868-1912), XIXe siècle ou début du XXe siècle Bois sculpté et peint sur fond de gofun, poils postiche (crin) Musée d'Art et d'Histoire de Pithiviers, ancienne collection Gourdon, n° 001.797 Ce masque est utilisé pour le théâtre kyôgen. A l’instar du théâtre nô, le kyôgen se développe à partir des formes de spectacles appelées sarugaku. Ce genre se caractérise par le port de masques qui permettent à l’acteur d’endosser un personnage et au spectateur de reconnaitre un archétype. Contrairement au nō, il vise à susciter le rire et n’est pas accompagné de musiques. Le théâtre kyōgen a pour sujet des thèmes plus humoristiques et populaires et prend place lors des intermèdes durant les longues pièces de nō. Ce masque de vieillard reprend des caractéristique du personnage Okina (“vieil homme”), tiré du répertoire rituel et sacré. Il est parfois considéré comme l’incarnation d’une divinité (kami) et symbolise longévité et prospérité. Il se caractérise par des arcades sourcilières rondes comprenant parfois de vraies touffes de poils et des yeux plissés. Quelques exemples arborent une bouche articulée laissant voir une mâchoire édentée. Masque à découvrir dans le cadre de la nouvelle exposition du projet Asie : Et le Japon vint à Pithiviers, proposée par le musée municipal de Pithiviers, à la Micro-Folie, à partir du 8 novembre ! Le saviez-vous ? Le dieu de la rivière qui apparaît dans le célèbre film d’Hayao Miyazaki, Le Voyage de Chihiro porte le masque de type Okina. Ce film sera diffusé à Pithiviers dans le cadre de l'exposition Et le Japon vint à Pithiviers. 🖼️Masque de théâtre kyōgen représentant un vieillard (type okina) Japon, fin époque Edo (1603-1868) ou période Meiji (1868-1912), XIXe siècle ou début du XXe siècle Bois sculpté et peint sur fond de gofun, poils postiche (crin) Musée d'Art et d'Histoire de Pithiviers, ancienne collection Gourdon, n° 001.797 Éventail représentant une pieuvre jouant d'instruments de musique et un paysage au revers Japon, fin de la période Edo (1603-1868) ou début période Meiji (1868-1912) Colophon de l’éditeur : Satō Torakiyo, Tōkyō Encre et couleurs sur papier (estampe ukiyo-e), bambou Musée d'Art et d'Histoire de Pithiviers, ancienne collection Gourdon, n°001.644 Depuis les rouleaux narratifs (emaki) du XIIe siècle jusqu’au manga aujourd’hui, les artistes japonais se sont plu à représenter les animaux exerçant des activités humaines. L’influence du shinto, un ensemble de croyances animistes qui divinise des éléments de la nature comme les arbres, les montagnes ou les fleuves, a profondément nourri l’imaginaire de l’archipel. Les artistes de l’estampe puisèrent largement dans cette riche mythologie pour créer certaines de leurs scènes les plus humoristiques. Des artistes comme Utagawa Kuniyoshi (1797-1861) et Kawanabe Kyōsai (1831-1889) ont représenté avec délice des poulpes jouant de la musique et tenant des éventails dans leurs nombreuses tentacules. Sur cet éventail signé par Gyōzan, un artiste peu connu de la fin du XIXe siècle, le poulpe joue à la fois de la flûte, du shamisen (instrument à trois cordes), du suzu (petit hochet à clochettes), des cymbales et du taiko (tambour). Il porte un bandeau hachimaki dans lequel est glissé un éventail. Derrière lui, un poisson tenant un éventail orné du soleil levant (hinomaru), symbole national du Japon, effectue des acrobaties sur une corde tendue, évoquant sans doute une scène de festival (matsuri). À droite, des vagues ; à gauche, des hibiscus, fleurs symbolisant l’été, saison de la plupart des festivals traditionnels. Masque à découvrir dans le cadre de la nouvelle exposition du projet Asie : Et le Japon vint à Pithiviers, proposée par le musée municipal de Pithiviers, à la Micro-Folie, jusqu’au 3 février 2026. Paires de vases Japon, fours de Kutani, période Meiji (1868-1912) Porcelaine émaillée polychrome Musée d'Art et d'Histoire de Pithiviers, ancienne collection Gourdon (détails pour chaque paire ci-dessous) La mode de la porcelaine japonaise en Occident A partir de l’ouverture du Japon au commerce international, les Occidentaux commencent à acheter en plus grand nombre des porcelaines nippones. Les productions des fours de Kutani et de Satsuma obtiennent des récompenses à l’occasion des expositions universelles de Vienne (1873), Philadelphie (1876) et Paris (1967 et 1878). Les Européens et les Américains apprécient les pièces ornementales et ostentatoires, qui gagnent progressivement les intérieurs des familles aristocratiques et bourgeoises. Les Japonais s’adaptent à la demande et privilégient des décors surchargés où abondent l’or et le rouge, avec des décors perçus comme exotiques. Le procédé s’industrialise, et les petits ateliers deviennent de véritables manufactures où le modelage et la peinture se font séparément. Dans le même temps, les artisans reprennent les techniques des manufactures de céramique européennes, comme la maîtrise de “l’or blanc liquide” par la manufacture allemande de Meissen. Les deux paires de vases présentées ici sont marquées sous la base du nom des fours de Kutani, inscrit en kanjis (sinogrammes à lecture japonaise) sous la base. Ces fours se caractérisent par l'utilisation d'émaux polychromes sur glaçure appliqués sur des plats ou des vases en porcelaine. Les émaux sont composés de pâte siliceuse à laquelle sont ajoutés des pigments, obtenus à l’aide d’oxydes métalliques (cobalt pour le bleu, fer pour le rouge). Ce type de production prend modèle sur les porcelaines chinoises et apparaît pour la première fois à Arita, au sud du Japon, vers 1650. On appelle ces premières pièces “ko-Kutani” ou “Kutani ancien”. A partir du XIXe siècle, des porcelaines similaires sont fabriquées cette fois dans les fours de Kutani, dans l’actuelle préfecture d’Ishikawa, au centre du Japon. On parle alors de “saiko-Kutani” ou “Kutani ressuscité". Un nouveau style émerge et le procédé s’industrialise pour répondre à la demande de l’étranger. La sensibilité japonaise est cependant toujours présente à travers l’association poétique des oiseaux avec des fleurs et de végétaux de saison, comme le bambou, le prunus, le cerisier ou la pivoine. Les Occidentaux appréciaient beaucoup les paires de vases balustres hautement décoratifs, qui venaient décorer le manteau de la cheminée des maisons aristocratiques et bourgeoises. 1-Paire de vases à décor rouge et or de fleurs et de moineaux Japon, fours de Kutani, période Meiji (1868-1912) Porcelaine émaillée polychrome Musée d'Art et d'Histoire de Pithiviers, ancienne collection Gourdon, n°001.1530 Marqué sous la base “Kutani” 2-Paire de vases à décor de fleurs et d’oiseaux Japon, fours de Kutani, période Meiji (1868-1912) Porcelaine émaillée polychrome Musée d'Art et d'Histoire de Pithiviers, ancienne collection Gourdon, n°001.697 Éventail représentant une pieuvre jouant d'instruments de musique et un paysage au revers Japon, fin de la période Edo (1603-1868) ou début période Meiji (1868-1912) Colophon de l’éditeur : Satō Torakiyo, Tōkyō Encre et couleurs sur papier (estampe ukiyo-e), bambou Musée d'Art et d'Histoire de Pithiviers, ancienne collection Gourdon, n°001.644 Depuis les rouleaux narratifs (emaki) du XIIe siècle jusqu’au manga aujourd’hui, les artistes japonais se sont plu à représenter les animaux exerçant des activités humaines. L’influence du shinto, un ensemble de croyances animistes qui divinise des éléments de la nature comme les arbres, les montagnes ou les fleuves, a profondément nourri l’imaginaire de l’archipel. Les artistes de l’estampe puisèrent largement dans cette riche mythologie pour créer certaines de leurs scènes les plus humoristiques. Des artistes comme Utagawa Kuniyoshi (1797-1861) et Kawanabe Kyōsai (1831-1889) ont représenté avec délice des poulpes jouant de la musique et tenant des éventails dans leurs nombreuses tentacules. Sur cet éventail signé par Gyōzan, un artiste peu connu de la fin du XIXe siècle, le poulpe joue à la fois de la flûte, du shamisen (instrument à trois cordes), du suzu (petit hochet à clochettes), des cymbales et du taiko (tambour). Il porte un bandeau hachimaki dans lequel est glissé un éventail. Derrière lui, un poisson tenant un éventail orné du soleil levant (hinomaru), symbole national du Japon, effectue des acrobaties sur une corde tendue, évoquant sans doute une scène de festival (matsuri). À droite, des vagues ; à gauche, des hibiscus, fleurs symbolisant l’été, saison de la plupart des festivals traditionnels. Masque à découvrir dans le cadre de la nouvelle exposition du projet Asie : Et le Japon vint à Pithiviers, proposée par le musée municipal de Pithiviers, à la Micro-Folie, jusqu’au 3 février 2026. Depuis les rouleaux narratifs (emaki) du XIIe siècle jusqu’au manga aujourd’hui, les artistes japonais se sont plu à représenter les animaux exerçant des activités humaines. L’influence du shinto, un ensemble de croyances animistes qui divinise des éléments de la nature comme les arbres, les montagnes ou les fleuves, a profondément nourri l’imaginaire de l’archipel. Les artistes de l’estampe puisèrent largement dans cette riche mythologie pour créer certaines de leurs scènes les plus humoristiques. Des artistes comme Utagawa Kuniyoshi (1797-1861) et Kawanabe Kyōsai (1831-1889) ont représenté avec délice des poulpes jouant de la musique et tenant des éventails dans leurs nombreuses tentacules. Sur cet éventail signé par Gyōzan, un artiste peu connu de la fin du XIXe siècle, le poulpe joue à la fois de la flûte, du shamisen (instrument à trois cordes), du suzu (petit hochet à clochettes), des cymbales et du taiko (tambour). Il porte un bandeau hachimaki dans lequel est glissé un éventail. Derrière lui, un poisson tenant un éventail orné du soleil levant (hinomaru), symbole national du Japon, effectue des acrobaties sur une corde tendue, évoquant sans doute une scène de festival (matsuri). À droite, des vagues ; à gauche, des hibiscus, fleurs symbolisant l’été, saison de la plupart des festivals traditionnels. Masque à découvrir dans le cadre de la nouvelle exposition du projet Asie : Et le Japon vint à Pithiviers, proposée par le musée municipal de Pithiviers, à la Micro-Folie, jusqu’au 3 février 2026.

  • Histoire des arts | Musées en Centre Val de Loire | Centre-Val de Loire

    L'association propose des ressources dans le domaine de l'histoire de l'art et des musées. Historia del Arte Historia de las Artes: recursos en línea para la enseñanza ¡Bienvenido al portal dedicado a las colecciones de los museos, su estudio y los recursos documentales en línea! Encontrará en esta base de datos dedicada a los museos de la región Centro: - un inventario de las colecciones en línea y noticias de la base de datos a través de la sección Inicio - recorridos temáticos por las colecciones a través de la sección Exposiciones virtuales - recursos educativos a través de la sección de Historia de las Artes - un buscador para acceder a las obras a través de las secciones Búsqueda rápida y Búsqueda multicriterio La enseñanza de la Historia de las Artes es obligatoria para todos los alumnos de primaria, secundaria y bachillerato (vías generales, tecnológicas y profesionales). Es una educación basada en un enfoque multidisciplinario de las obras de arte que permite a los estudiantes dominar los hitos históricos y culturales esenciales para comprender las obras y enriquecer su práctica artística. Este curso tiene como objetivo proporcionar a todos los estudiantes: - oportunidades para descubrir directa y personalmente obras de referencia de diferentes campos artísticos, de diferentes épocas y civilizaciones - la capacidad de plantear sobre estas obras, gracias a la familiaridad adquirida con ellas, una mirada más informada y más sensible - la posibilidad de adquirir así una cultura personal de valor universal. - los medios para obtener información sobre profesiones relacionadas con los campos de las artes y la cultura Los museos del Centro ofrecen al profesorado actividades adecuadas dentro de sus establecimientos y una selección de obras articuladas según el programa oficial para la enseñanza de la Historia de las Artes. Para cualquier información, puede ponerse en contacto con: - Véronique de Montchalin, Profesora adscrita al Centro Drac por el Rectorado de Orléans-Tours: veronique.de-montchalin@culture.gouv.fr - Mathilde Rétif, Project Manager Museos en Centre-Val de Loire: mathilde.retif@orleans-metropole.fr Para ir más allá: Portal portal "Historia de las Artes" del Ministerio de Cultura Portal portal "Historia de las artes y los museos" en la Academia de Orleans-Tours Recursos por nivel: Escuela primaria Colega Recursos por tema: La primera Guerra Mundial Los paisanos el este La clase, el trabajo: La clase, el trabajo 2013 La clase, el trabajo 2013

  • Exposition L'Ombre et la Grâce | Musées en Centre-Val de Loire

    Exposition inaugurale L’Ombre et la Grâce. Souvenirs du monde flottant Hôtel Cabu - musée d’Histoire et d’Archéologie d’Orléans 20 septembre 2025 - 8 mars 2026 L’exposition L’Ombre et la Grâce. Souvenirs du Monde flottant propose une immersion dans le Japon de l’époque Edo et s’attache à questionner les représentations féminines dans l’ukiyo-e. En s’appuyant sur la richesse des collections des musées de la région Centre-Val de Loire, l’Hôtel Cabu ouvre la saison culturelle asiatique à l’échelle régionale, appelée à se déployer jusqu’en 2027. À cette occasion, les musées du réseau MCVL collabore pour faire dialoguer leurs collections : les Musées d’Orléans présente pour la première fois depuis 1901, une série unique en France, d’Utagawa Kuniyoshi ! L’Ombre et la Grâce retrace les échanges stylistiques et techniques entre l’Europe et le Japon jusqu’au XIXᵉ siècle. L’exposition aborde la culture urbaine de la période Edo (1603-1868). La figure féminine est au coeur des “images du Monde flottant (ukiyo-e)”, productions qui met l’emphase sur le caractère éphémère de la beauté du monde. L’estampe joue un rôle essentiel dans la diffusion de ces images sublimées tant dans l’archipel qu’en France durant la seconde moitié du XIXᵉ siècle. En parallèle de cette vision idéalisée, l’exposition met également en lumière une face plus sombre de la condition de la courtisane. Commissariat : Mathilde Rétif Interview de la commissaire Oeuvres notables Restaurations Dossier de presse de l'exposition

  • Expo focus BLOIS | Musées en Centre-Val de Loire

    Reflets du lointain, l’Asie rêvée des collectionneurs Focus sur les collections asiatiques du Château Royal de Blois (41) 19 septembre 2026 - 16 mai 2027 Communiqué de presse et programmation Présentation Et si les réserves du Château royal de Blois cachaient un voyage vers l’Extrême-Orient ? Du 19 septembre 2026 au 16 mai 2027, le focus « Reflets du lointain, l’Asie rêvée des collectionneurs » dévoile un ensemble exceptionnel d’objets asiatiques rarement — voire jamais — exposés, issus des 35 000 œuvres qui constituent le fonds de collection du château. Installée dans l’aile Louis XII, unique musée des Beaux-Arts au sein d’un château du Val de Loire, cette sélection de 55 objets précieux met en lumière six thématiques : de la cérémonie du thé aux arts graphiques, en passant par les textiles, les croyances et les céramiques. L’occasion de découvrir la diversité des traditions artistiques chinoises et japonaises, mais aussi l’engouement que l’Extrême-Orient suscita auprès des collectionneurs de la Belle Époque. Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la programmation « Asie en Centre-Val de Loire », une saison culturelle inédite portée par l’association Musées en Centre-Val de Loire (MCVL), avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire et de la DRAC. Un projet ambitieux — fruit d’un travail d’inventaire et d’étude mené durant trois années — qui, à travers 30 musées et près de 2 500 œuvres, révèle un patrimoine longtemps resté dans l’ombre et invite à porter un regard nouveau sur les liens historiques qui unissent le Centre-Val de Loire et l’Asie entre le XVIIᵉ et le XXᵉ siècle. « Reflets du lointain, l’Asie rêvée des collectionneurs » embarque le public pour un voyage dépaysant grâce à un parcours inédit et à de nombreuses animations (origami, calligraphie, musique ou encore cérémonie du thé), pour une immersion dans l’art de vivre asiatique.

  • Adhérer / Nous contacter | Musées en Centre Val de Loire | Centre-Val de Loire

    Vous souhaitez bénéficier de ce qu'offre l'association à destination des musées, n'hésitez pas à adhérer. Adhérer à l'association MCVL Adhésion institutionnelle Descarga el formulario de afiliación institucional ¿Por qué unirse? Bulletin à renvoyer à contact@museescentre.com Adhésion individuelle* Descarga el formulario de afiliación institucional ¿Por qué unirse? Adhérer en ligne Ver condiciones de afiliación Vous êtes un particulier et vous souhaitez nous soutenir ? Faites un don et suivez nos campagnes de mécénat participatif sur Contáctenos ¡Gracias por lo que enviaste! enviar a

  • Exposition LOCHES | Musées en Centre-Val de Loire

    Emmanuel LANSYER et le Japon : un artiste collectionneur 4 juillet - 1er novembre 2026 Musée Lansyer, Loches (37) Communiqué de presse et programmation Présentation À partir du 4 juillet 2026, le musée Lansyer à Loches invite le public à découvrir une facette jusqu’ici méconnue de l’artiste : celle d’un collectionneur passionné d’art japonais. À travers cette exposition, le musée dévoile pour la première fois une sélection exceptionnelle d’objets asiatiques réunis par le peintre au fil de sa vie. Un collectionneur au cœur du japonisme Si Emmanuel Lansyer est célèbre pour son œuvre de paysagiste et son attachement viscéral à la Touraine, il nourrissait également un profond intérêt pour les arts d’Extrême-Orient. À une époque où le japonisme fascine l’Europe, il constitue patiemment une collection remarquable, acquise au gré des galeries parisiennes et des ventes aux enchères. Cet ensemble, composé de plus de 300 objets — estampes, bronzes, kakémonos, paravents, meubles, objets du quotidien et armures de samouraï — est aujourd'hui considéré comme l’une des plus importantes collections d’arts asiatiques conservées dans les musées de la région Centre-Val de Loire. Un regard inédit sur un héritage retrouvé Fruit de plusieurs années d’études, de recherches et de restaurations, cette exposition offre un éclairage nouveau sur : Les goûts et les réseaux : Comprendre les choix de collectionneur de Lansyer et les échanges artistiques qui ont favorisé la diffusion de l'art japonais en France à la fin du XIXe siècle. L'engouement d'une époque : Découvrir la passion dévorante des artistes français pour la culture japonaise durant cette période charnière. La beauté des objets : Admirer des pièces d'une grande qualité esthétique, dont certaines ont bénéficié d'un travail de restauration minutieux. Un nouvel espace permanent dédié aux arts asiatiques L’exposition « Emmanuel Lansyer et le Japon : un artiste collectionneur » inaugure une toute nouvelle salle au sein du musée, spécialement aménagée pour présenter de manière permanente la collection d’arts asiatiques réunie par le peintre. À travers cet espace, le musée Lansyer révèle un véritable trésor patrimonial et invite le public à redécouvrir Emmanuel Lansyer sous un jour nouveau : non seulement comme peintre, mais aussi comme collectionneur passionné, témoin de l’engouement pour les arts du Japon et de la Chine qui a marqué la France de la fin du XIXe siècle. Un travail de restauration d'envergure Plusieurs œuvres majeures de la collection ont bénéficié d’interventions spécialisées, notamment des kakémonos et un paravent. Ce travail a été rendu possible grâce au soutien financier de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), de la Région Centre-Val de Loire et du fonds de dotation Loches Patrimoine et Culture. Restaurés durant plusieurs mois, ces objets retrouvent aujourd’hui tout leur éclat et révèlent des détails jusqu’alors invisibles. Parmi ces pièces, le public pourra admirer un spectaculaire paravent doré, présenté pour la première fois depuis très longtemps. Une programmation culturelle riche L’exposition s’accompagne d’une programmation dynamique pensée pour tous les publics. Visites guidées, conférence et ateliers permettront aux visiteurs de tous âges d’approfondir leur découverte du Japon et de mieux comprendre le regard singulier qu’Emmanuel Lansyer portait sur cet univers fascinant.

  • Politique en matière de cookies | Musées en Centre Val de Loire

    Politique en matière de cookies du site internet de l'Association musées en Centre Val de Loire. Política de cookies 1. ¿Qué es una cookie? Una cookie es un pequeño archivo formado por letras y números que se descarga en su ordenador al acceder a determinadas páginas web. En general, las cookies permiten que un sitio web reconozca la computadora del usuario. El propósito del uso de cookies es ofrecerle una experiencia óptima al visitar nuestro sitio. Para ello, las cookies nos ayudan, por ejemplo, a recordar las preferencias del sitio y la configuración de idioma. 2. ¿Por qué usamos cookies? Podemos utilizar cookies y otras tecnologías similares por varios motivos, por ejemplo: (i) con fines de seguridad o protección contra el fraude, y para identificar y prevenir ataques cibernéticos, (ii) para brindarle el servicio que ha elegido recibir de nosotros, iii) para monitorear y analizar el desempeño, operación y efectividad de nuestro servicio y iv) para mejorar su experiencia de usuario. 3. Sus opciones: Para obtener más información sobre las cookies, incluido cómo ver qué cookies se han configurado y comprender cómo administrarlas, eliminarlas o bloquearlas, visitehttps://aboutcookies.org/ Ohttps://www.allaboutcookies.org/en/ . También es posible evitar que su navegador acepte cookies cambiando la configuración correspondiente en su navegador. Por lo general, puede encontrar estos ajustes en el menú“ Opciones » O“ Preferencias » de su navegador. Tenga en cuenta que eliminar nuestras cookies o deshabilitar futuras cookies o tecnologías de seguimiento puede impedirle acceder a ciertas áreas o funciones de nuestros servicios, o puede perjudicar su experiencia de usuario. Los siguientes enlaces pueden ser útiles, o puede usar la opción“ Ayuda » de su navegador. Configuración de cookies en Firefox Configuración de cookies en Internet Explorer Configuración de cookies en Google Chrome Configuración de cookies en Safari (OS X) Configuración de cookies en Safari (iOS) Configuración de cookies en Android Para rechazar y evitar que sus datos sean utilizados por Google Analytics en todos los sitios web, consulte las siguientes instrucciones: https://tools.google.com/dlpage/gaoptout?hl=en . Podemos cambiar esta política de cookies. Le recomendamos que consulte esta página regularmente para obtener la información más reciente sobre las cookies.

  • Conditions d’utilisation | Musées en Centre Val de Loire | Centre-Val de Loire

    Retrouvez l'ensemble des conditions d'utilisation du site internet de l'association. condiciones de uso 1. Aviso legal Este sitio es publicado por la asociación sin fines de lucro: Asociación Museos del Centre-Val de Loire 1 rue Fernand Rabier, 45000, Orleans Francia Director(es) de publicación - webmaster: Mathilde Rétif - Gerente de proyecto: mathilde.retif@orleans-metropole.fr Raphaëlle Guillaume - Responsable de comunicaciones: raphaelle.guillaume@orleans-metropole.fr Número de registro: Este sitio fue creado en la plataforma WIX. 2. Condiciones de acceso El acceso al sitio web http://musees.regioncentre.fr/ es gratuito. 3. Política de privacidad Ver en la página dedicada. 4. Política de cookies Ver en la página dedicada. 5. Propiedad intelectual El contenido de este sitio y demás medios de comunicación afiliados (Facebook, Instagram, Youtube) son propiedad de la Asociación. Cualquier reproducción, representación, uso, disposición o modificación, por cualquier procedimiento, en cualquier medio, material o inmaterial, de todo o parte del contenido de este sitio, textos y/o imágenes, bajo cualquier condición, está por lo tanto expresamente sujeta a la autorización. Cualquier explotación sin autorización, incluso digital, constituye un delito de falsificación sancionado por los artículos L.335-2 y siguientes del Código de la propiedad intelectual. El único uso autorizado es bajo las siguientes condiciones: solo uso educativo; distribución gratuita; colocación sistemática en todas las páginas de la mención “© http://musees.regioncentre.fr/ ”; reproducción íntegra sin alteración de ningún tipo. Nos aseguramos de que para todo el contenido publicado, tenemos permisos y derechos de explotación . Si a pesar de nuestra vigilancia hemos omitido acreditar un documento, una imagen, no dude en ponerse en contacto con nosotros para que podamos subsanar la situación. Toda la información publicada en la base de datos de las colecciones es responsabilidad de los museos miembros de la red; son responsables de los textos e imágenes que publican en los avisos y ostentan los derechos de uso de las imágenes. No obstante, si reconoce que tiene derechos sobre uno de los documentos publicados en esta base de datos, póngase en contacto con nosotros para que podamos regularizar la situación con el museo en cuestión.

  • Publications | Musées en Centre Val de Loire | Centre-Val de Loire

    Retrouvez l'ensemble des publications des musées en Centre Val de Loire. Publicaciones Encuentre publicaciones del museo: Museo año de publicación Reiniciar Robert Müller l’oiseleur Hélia Paulkner 15€ Leer más Pierre Wemaëre - Vibrations de la Nature Bénédicte Bollaërt, Patrice Moreau , Françoise Monnin 23 € Leer más "Dominique Bailly. Sculpture. Paysage. Promenade.". Colette Garraud, Angèle de Latour, Cindy Daguenet 25€ Leer más Fragment d'histoire du Compagnonnage n°18 Virginie Tostain, Nicolas Adell, Jean Philippon, Frédéric Thibault, Christian Dumolard, Bernard Brangé 23€ Leer más Le Théâtre de Troie - Antoine Coypel, d'Homère à Virgile Hélène Jagot, Jessica Degain, Guillaume Kazerouni 23€ Leer más Le Dessin élargi Bernard Moninot 35 € Leer más Delacroix et le duel romantique Sidonie Lemeux-Fraitot, Valérie Bajou, Olivier Feignier 12€ Leer más Antoni Clavé Aude Hendgen, Patrice Moreau, Emmanuel Guigon, Pierre Daix 26 € / Frais d'expédition 6 € Leer más Olivier Debré - L'Abstraction fervente Hélène Jagot, Milena Glicenstein 20€ Leer más Christine Crozat Eric Mouchet, Olivier Delavallade, Marie Cantos, Matthieu Lelièvre, Pierre Watt, Pierre Thomé 35 € / Frais d'expédition 6.5€ Leer más Sur les traces du Saint Thomas de Velasquez Corentin Dury, Guillaume Kientz 25€ Leer más Le Compagnon et son chef d'oeuvre au XXIe siècle Viginie Tostain 4€ Leer más Ver más

  • Mentions légales | Musées en Centre-Val de Loire

    Notas legales Imprimir. Una impresión es legalmente requerida en algunas regiones. Esta plantilla solo contiene información general y expresiones de muestra, y no está lista para su publicación. La información contenida en el pie de imprenta varía según su empresa o su tipo de sitio web. Le recomendamos que busque asesoramiento legal para ayudarlo a comprender y crear su impresión. [Nombre de la empresa] Razón social o razón social. Dirección del domicilio social de la empresa. Nombres de los funcionarios de la empresa. Número de teléfono de la empresa, número de fax y dirección de correo electrónico. Número de inscripción en el Registro Mercantil y de Sociedades u otra autoridad aplicable a la actividad. Número de identificación fiscal. Forma jurídica de la empresa. Importe del Capital Social. Si su sitio web ofrece servicios en el contexto de una actividad que requiere la aprobación de una autoridad pública, se deben proporcionar los datos de contacto de la autoridad de control. Nombre, denominación o razón social y dirección y teléfono del host de su sitio. Avisos relativos al uso de datos personales. Avisos relativos al uso de cookies. La Comisión Europea proporciona una plataforma de resolución de disputas (OS) en línea. Esta plataforma está disponible enhttp://ec.europa.eu/consumers/odr/. Como cliente, siempre tiene la opción de ponerse en contacto con la junta de arbitraje de la Comisión Europea. No estamos dispuestos ni obligados a participar en procedimientos de resolución de disputas ante una junta de arbitraje de consumidores. Correo electrónico : Semejante : Fax: DIRECCIÓN :

  • Expositions virtuelles | Musées en Centre Val de Loire | Centre-Val de Loire

    Découvrir une exposition depuis chez vous, c'est possible grâce à nos expositions virtuelles thématiques. Expositions permanentes Expositions temporaires Galeries thématiques exposiciones 360° Visitas Museo de Bellas Artes Museo de Bellas Artes de Blois Museo de Bellas Artes e Historia Natural de Châteaudun Museo de la Marina del Loira en Châteauneuf-sur-Loire Museo Lansyer de Loches Museo Rabelais de Seuilly Museo Balzac en Sache René Descartes Museo de Descartes René Descartes Museo de Descartes René Descartes Museo de Descartes René Descartes Museo de Descartes René Descartes Museo de Descartes René Descartes Museo de Descartes René Descartes Museo de Descartes René Descartes Museo de Descartes René Descartes Museo de Descartes Exposiciones virtuales Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Expositions temporaires Clichez sur l'affiche d'une exposition, et découvrez la visite virtuelle ! Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Dossier de presse Expositions temporaires Galeries thématiques Galerías temáticas de MCVL

  • Instagram
  • Facebook
  • LinkedIn
logo web vertical .png
ASOCIACIÓN DE PERSONAL CIENTÍFICO
MUSEOS DE LA REGIÓN CENTRO 

Creado en 1977, reúne al personal científico de los museos (conservadores, agregados, asistentes) y representa una red de sesenta museos en la región Centre-Val de Loire. La asociación se beneficia del apoyo financiero del Departamento Regional de Asuntos Culturales de Centre-Val de Loire y del Consejo Regional de Centre-Val de Loire.

NEWSLETTER
Faire un don ou adhérer à titre professionnel
35773562-le-curseur-icone-souris-la-fleche-icone-gratuit-vectoriel.jpg
NOS TUTELLES
Logo DRAC 2021 CMJN.jpg
CENTRE VAL DE LOIRE_LOGO_COULEURS_RVB.jpg

© 2021 por MCVL. Creado conWix.com

bottom of page